Crises d’angoisse
Comment calmer une crise d’angoisse ?
Par la rédaction d’À TES CÔTÉS · Publié le 26 août 2026 · 7 min de lecture
Nous ne sommes ni médecins ni psychologues : nous écrivons à partir d’une expérience vécue et de sources publiques fiables.
On ne « stoppe » pas une crise d’angoisse sur commande. En revanche, on peut éviter de l’alimenter, et raccourcir le temps qu’elle met à redescendre : chercher une respiration calme et naturelle, s’ancrer dans le moment présent, nommer ce qui se passe, et éviter que le départ des lieux devienne un réflexe systématique lorsque la situation est sûre.
Retrouver une respiration calme
Pendant la crise, la respiration s’accélère. Essayer de retrouver une respiration calme et naturelle, sans respirer trop vite ni trop profondément. Ralentir doucement l’expiration peut aider certaines personnes à diminuer l’hyperventilation ; ce n’est pas une méthode garantie et cela ne fonctionne pas de la même façon pour tout le monde.
Si compter aggrave la vigilance corporelle, contentez-vous d’un souffle long, sans mesurer.
S’ancrer dans le concret
- Poser les deux pieds au sol et sentir l’appui.
- Nommer à voix basse trois choses visibles, deux sons, une sensation de contact.
- Tenir un objet froid ou texturé, boire une gorgée d’eau lentement.
- Bouger doucement plutôt que rester figé, si c’est possible.
Changer de posture intérieure
Lutter contre la crise revient souvent à l’alimenter. Beaucoup de personnes décrivent un tournant le jour où elles ont cessé de se battre pour la faire cesser, et ont commencé à la laisser passer.
On a le droit d’avoir peur. Mais la peur ne doit pas avoir les clés de notre vie.
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Chercher ses symptômes en ligne pendant la crise : cela intensifie presque toujours la peur.
- Multiplier les vérifications (pouls, tension, moteurs de recherche).
- Fuir systématiquement le lieu : le soulagement est immédiat, le coût arrive plus tard sous forme d’évitement.
- Se juger. La honte ajoute une souffrance à une souffrance.
Après : ne pas enchaîner comme si de rien n’était
Une crise épuise. Se donner un temps de récupération, boire, manger, marcher un peu, et parler à quelqu’un de confiance fait partie de la traversée.
À retenir
- Chercher une respiration calme et naturelle peut aider davantage que d’inspirer profondément.
- L’ancrage sensoriel ramène l’attention à l’extérieur du corps.
- Traverser plutôt que combattre raccourcit souvent l’épisode.
- L’évitement peut soulager sur le moment mais entretenir progressivement la peur de certaines situations.
Questions fréquentes
Faut-il respirer dans un sac ?
Ce geste n’est plus recommandé : il peut être dangereux si les symptômes ont une autre cause. Mieux vaut chercher une respiration calme et naturelle, et faire évaluer médicalement tout symptôme inhabituel.
Que faire si la crise survient en conduisant ?
Se garer dès que possible en sécurité, couper le moteur, souffler lentement, et reprendre la route seulement quand l’intensité est retombée.
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À TES CÔTÉS partage une expérience vécue et des informations générales. Ce contenu ne constitue pas un avis médical et ne remplace jamais un médecin, un psychologue ou un autre professionnel de santé. En cas de symptôme nouveau, inhabituel ou inquiétant, consultez. En cas d’urgence, appelez le 15 ; en cas de détresse psychique, le 3114 est joignable 24h/24.